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Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Feminin Jigeen Ñi Tamit (PAEF)


Le programme d’appui à l’entrepreneuriat féminin Jigeen Ñi Tamit est mis en œuvre par l’APEFE, Agence d’Exécution de la Coopération Wallonie-Bruxelles, et le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants et financé par la Coopération Belge au Développement (DGD).

Ce programme vise à améliorer la croissance des entreprises de transformation agroalimentaire féminines dans les filières lait, halieutique, fruits et légumes dans les régions de Thiès et de Louga. Cet objectif général est décliné en 3 résultats : l’efficacité du pilotage et de la coordination des acteurs du secteur de l’Entreprenariat Féminin dans le domaine de la transformation agroalimentaire, le renforcement des capacités managériales des entreprises et de leurs capacités techniques.

A terme, 100 entreprises seront formées, accompagnées et suivies dans leur évolution. Une première cohorte de 46 bénéficiaires a été sélectionnée, répartie dans les départements de Thiès, Tivaouane, Linguère, Mbour et Joal. L’identification de la seconde cohorte ciblée dans le même périmètre est en cours de finalisation. Pour assurer des formations efficaces, les experts du programme se rendent dans chaque département et personnalisent leur enseignement à la filière visée, au contexte local et aux besoins individuels sur la base des diagnostics. Les modules dispensés aux entrepreneures bénéficiaires sont de plusieurs types : organisation interne et gestion financière simplifiée, bonnes pratiques d’hygiène et qualité, marketing et techniques de ventes. L’ensemble des bénéficiaires a donc aujourd’hui reçu 14 formations.

Le programme Jigeen Ñi Tamit se veut durable avec des résultats pérennes. Les entreprises sont donc coachées pour stimuler leur développement et en particulier, s’assurer de l’application des connaissances acquises. Un système de suivi de proximité a été développé avec une sélection d’accompagnateurs qui appuient et évaluent les entrepreneures de façon hebdomadaire. De nombreuses missions de coaching de proximité (22) avec les accompagnateurs ont permis l’élaboration d’un plan d’action à court et moyen terme pour chaque entreprise.

Dans cette même optique de renforcement des capacités, les entreprises bénéficiaires du programme ont été dotées de kits de bonnes pratiques d’hygiène et de labo-mobiles afin de les encourager à prendre garde à l’hygiène dans leur établissement et ainsi améliorer la qualité de leurs produits.  Pour contribuer au développement des entreprises, 10 unités performantes ont été dotées d’ordinateurs équipés d’un logiciel de gestion. L’outil informatique leur permettra d’améliorer leur gestion et de garder des traces à long terme de leur comptabilité. Les autres entreprises qui atteindront ce niveau de performance et qui seront à même d’héberger un tel équipement en recevront ultérieurement.

Pour développer leur organisation, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation de fabrication et de mise sur le marché de produits alimentaires dénommée « Autorisation FRA ». Après l’organisation de deux ateliers de sensibilisation sur les procédures de demande de cette autorisation, le programme a appuyé 19 entreprises à l’obtention de 74 desdites autorisations.

Outre la formation et l’accompagnement sur les plans techniques et managériaux, le programme encourage également l’innovation au sein des entreprises, l’approvisionnement en matières premières issues de l’agriculture biologique et l’utilisation des énergies renouvelables dans le processus de transformation. Un hackathon de l’innovation a été organisé pour encourager les entrepreneures à développer des solutions innovantes aux problèmes qu’elles rencontrent. Une foire à l’innovation s’est également tenue en fin d’année 2019 et a stimulé les femmes à proposer des produits originaux et à s’aventurer hors des sentiers battus.

Au niveau institutionnel, le programme a participé entre autres à l’élaboration de la SNAEF, le cadre de référence pour tous les acteurs des secteurs liés à l’autonomisation économique des femmes, en cohérence avec les politiques de l’Etat. Il a également appuyé l’élaboration du cahier des charges de l’observatoire de l’entrepreneuriat féminin en agroalimentaire.